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La Malédiction Winchester : confrontez-vous aux fantômes

Selon Sarah Winchester (Helen Mirren), une malédiction frappe sa famille. Après avoir perdu sa fille Annie suite à une maladie foudroyante, c’est au tour de son mari de mourir quelques années plus tard en 1881. La voici héritière de la fortune du fabricant d’armes, connu à travers le monde pour ses carabines sous le nom de Winchester Repeating Arms Company. Ces pertes, couplées au fardeau de s’enrichir grâce à des instruments causant la perte d’une multitude d’individus, ne font qu’aggraver l’état de la protagoniste qui sombre dans une profonde dépression. De cette culpabilité découle le fil rouge du long-métrage puisque…

Note de la rédaction

Note de la rédaction

Sur la bonne voie

« La Malédiction Winchester » dispose d’une structure on ne peut plus classique et manque à surprendre le spectateur sur tous les points en utilisant des jump scare usés jusqu’à la corde. Les performances du casting sont appréciables, et la photographie intéressante. Le Blu-ray est quant à lui de qualité optimale, et propose un making of bien pensé. Barème : Film ★★ / Blu-ray ★★★★★ / Bonus ★

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Creepy ! Inconnu du box-office français puisque disponible directement en vidéo à la demande en mai 2018, « La Malédiction Winchester » s’invite désormais chez vous en Blu-ray et DVD grâce à TF1 Studio.

Selon Sarah Winchester (Helen Mirren), une malédiction frappe sa famille. Après avoir perdu sa fille Annie suite à une maladie foudroyante, c’est au tour de son mari de mourir quelques années plus tard en 1881. La voici héritière de la fortune du fabricant d’armes, connu à travers le monde pour ses carabines sous le nom de Winchester Repeating Arms Company. Ces pertes, couplées au fardeau de s’enrichir grâce à des instruments causant la perte d’une multitude d’individus, ne font qu’aggraver l’état de la protagoniste qui sombre dans une profonde dépression.

De cette culpabilité découle le fil rouge du long-métrage puisque la veuve y puise sa détermination à construire une habitation à San José, destinée à abriter les fantômes de ceux qui ont trépassé face aux carabines de sa société. En construction permanente, de nuit comme de jour, ce « monument » ne cesse de prendre de l’ampleur et donne lieu à une architecture saugrenue où des portes donnent sur le vide.

Quand mort rime avec richesse

Afin de mesurer son aptitude à garder les rênes en main, un psychiatre au passé douloureux est envoyé sur place. Est-ce que Sarah Winchester a perdu toute sa tête, ou fait-t-elle encore preuve de bon sens ? C’est ce qu’Eric Price (Jason Clarke) doit déterminer. Si sa première opinion tend vers la folie, il doit rapidement revoir son jugement lorsqu’il devient la proie d’esprits malfaisants en quête de vengeance.

La photographie signée Ben Nott (Jigsaw) est à saluer, puisqu’elle s’accorde parfaitement à cette fiction horrifique aux allures gothiques. Servie par des costumes soignés et adaptés, elle instaure une atmosphère macabre tout au long de ces 99 minutes. Malheureusement, cette dernière est desservie par une direction qui n’est pas à la hauteur des espérances et qui fera soupirer les passionnés d’horreur. Effectivement, si l’absence d’hémoglobine et de gore n’est pas un problème en soi, La Malédiction de Winchester repose uniquement sur des jump scare téléphonés, vus et revus des dizaines de fois (à l’exception d’une tentative surprenante et efficace). La prise de risques n’est jamais optionnelle lorsqu’il s’agit d’art, mais les Spierig semblent avoir opté pour la facilité et déçoivent.

L’approche psychologique de l’œuvre est la bienvenue mais aurait pu être creusée davantage, en particulier lorsque le public se retrouve éloigné de la vérité historique. La maison n’a pas été construite pour que Sarah et sa famille soit protégées des fantômes mal attentionnés, mais bel et bien pour protéger ces entités dans l’intention de se libérer de ses remords. Cette vision est délaissée, bien que très brièvement mentionnée. Il est également regrettable que les lieux ne soient pas davantage dévoilés. Tandis que l’habitation est supposément labyrinthique et ne manque pas d’originalité dans sa construction, le docteur retrouve son chemin sans mal, peu de pièces sont exploitées, et l’extravagance de cet « asile pour esprits dérangés » passe presque inaperçue.

Les éditions commercialisées

Comme pour beaucoup d’œuvres exclusivement disponibles en VOD avant une sortie sur support physique, La Malédiction Winchester est édité par TF1 Vidéo. À cette occasion, le distributeur a mis en vente un DVD simple ainsi qu’un Blu-ray décoré d’un fourreau cartonné au visuel exclusif. Pas d’édition FNAC ou collector en vue, bien que nos voisins Allemand bénéficieront prochainement d’un coffret regroupant cinq cartes postales et autres goodies non-explicités. Un tour rapide des copies étrangères permet de constater que les illustrations varient et sont nombreuses, à l’instar de celle du disque américain qui reprend l’affiche officielle. Une affaire de goût mais un point intéressant pour les collectionneurs et/ou passionnés.

De gauche à droite : DVD + Copie digitale, Blu-ray + Copie digitale, Blu-ray + DVD + Copie digitale (USA), Coffret collector + Blu-ray + Goodies (Allemagne)

Test Vidéo/Audio

Difficile de recueillir des éléments concernant le matériel utilisé pour filmer La Malédiction Winchester si ce n’est que le tournage fut numérique. La définition du master final est par conséquent inconnue, mais il serait étonnant qu’un Blu-ray 4K voit le jour de toute façon. L’apparence visuelle du long-métrage correspond à ce que le spectateur peut s’attendre pour le genre auquel il correspond : l’épouvante. Autrement dit : sans surprise. Le public est plongé dans une ambiance sombre baignée par les ombres, dont la palette de couleurs varie principalement entre des nuances de bleu et de gris sinistres. Il faut avouer que l’époque à laquelle se tient le récit n’aide en rien puisque l’éclairage des bougies est faible tandis que la maison est encore dépourvue d’électricité. Cela étant dit, qu’en est-il de la qualité vidéo ?

Alors que la majorité des scènes se déroulent en intérieur bien après le coucher de soleil, le Blu-ray offre une prestation soignée et sans reproche. Impossible de le faire rivaliser avec des œuvres plus lumineuses et aux couleurs chatoyantes, et ce n’est d’ailleurs pas ce qu’il faut lui demander. La délinéation ne manque jamais de précision et permet de distinguer avec aise silhouettes et objets/décors les uns des autres. Les détails sont présents malgré l’aspect relativement « doux » de l’image, bien qu’elle se révèle plus tranchante en extérieur. Les yeux assez vifs des interprètes permettent régulièrement de rompre avec cette monotonie, ainsi que différents effets de lumière de bon goût. Les contrastes sont stables et les noirs sont riches, évitant de faire apparaître la protagoniste telle une masse informe dans ses habits de deuil. Avec une telle photographie, la fonction HDR propre aux Blu-ray 4K aurait été plus qu’adaptée et aurait sûrement causé des miracles. Le seul hic (qui n’est pas la cause du disque) vient de certains CGI très discutables comme la bâtisse vu de l’extérieur.

Côté audio, le doublage français ainsi que la piste originale sont offerts en DTS-HD 5.1. Cette dernière est particulièrement immersive puisqu’elle n’hésite pas à retranscrire des sons d’ambiances par le biais de ces différents canaux. La maison semble presque en vie avec ses craquements, grincements, et témoignages des travaux qui s’y déroulent nuit et jour. L’atmosphère est lourde et angoissante, voire horrifiante lorsque les basses s’en donnent à cœur joie avec leurs notes graves qui ne manquent pas de faire sursauter le spectateur. La musique composée par Peter Spierig sert à merveille Winchester en renforçant la tension ressentie. Les dialogues sont clairs et précis.

Test Bonus

Une fois n’est pas coutume : l’interactivité est le point noir de la galette bleue. Très peu fournie, seul un making of est disponible. TF1 Vidéo n’y est pour rien puisque ce manque est identique à celui rencontré aux États-Unis. Pas de scène(s) coupée(s), ni de commentaire audio. Encore plus décevant peut-être : l’absence d’un documentaire étoffé sur le manoir Winchester et la foule de qu’en dira-t-on qui le frappe depuis plus d’un siècle. Des photos d’archives, des plans, des récits, des témoignages, et des études historiques auraient été un véritable plus apporté par celui-ci ! Mieux vaut-il ne pas se montrer trop gourmand vu l’échec commercial et critique qu’a été La Malédiction Winchester dans le monde entier. Fort heureusement, l’unique featurette n’est pas en reste et il faudra s’en contenter à moins de se rendre sur place et de participer à une visite guidée !

  • Making of (22:14 min) : en dépit de sa durée relativement limitée, ce supplément est riche en information puisqu’il aborde de nombreux aspects de la production mais s’attarde aussi sur la légende de Sarah Winchester et de son habitation. Illustré par des interviews mais également par des croquis et des images de tournage (entre autres), le spectateur en apprend davantage sur la protagoniste à travers des éléments biographiques et ses traits de personnalités. En outre, les interrogés reviennent sur le docteur Eric Price et sa place dans le film, sur l’interprétation de l’actrice principale qui apporte force et charisme à son rôle ainsi que sur son implication personnelle, puis sur les costumes (de la dentelle d’époque notamment) et l’architecture de la maison. L’originale a d’ailleurs été utilisée pour des scènes d’extérieurs, mais une réplique de certaines pièces a été créée dans les studios de Melbourne.
Selon Sarah Winchester (Helen Mirren), une malédiction frappe sa famille. Après avoir perdu sa fille Annie suite à une maladie foudroyante, c’est au tour de son mari de mourir quelques années plus tard en 1881. La voici héritière de la fortune du fabricant d’armes, connu à travers le monde pour ses carabines sous le nom de Winchester Repeating Arms Company. Ces pertes, couplées au fardeau de s’enrichir grâce à des instruments causant la perte d’une multitude d’individus, ne font qu’aggraver l’état de la protagoniste qui sombre dans une profonde dépression. De cette culpabilité découle le fil rouge du long-métrage puisque…

Note de la rédaction

Note de la rédaction

Sur la bonne voie

« La Malédiction Winchester » dispose d’une structure on ne peut plus classique et manque à surprendre le spectateur sur tous les points en utilisant des jump scare usés jusqu’à la corde. Les performances du casting sont appréciables, et la photographie intéressante. Le Blu-ray est quant à lui de qualité optimale, et propose un making of bien pensé. Barème : Film ★★ / Blu-ray ★★★★★ / Bonus ★

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